Après une journée de récupération au lendemain du match contre l'Islande et un entraînement de compensation pour les réserves, nous retournons toutes au terrain lundi pour mettre en place les derniers détails avant le match contre la France. En fin d'après-midi, nous nous rendons à Nijmegen où le chef de délégation nous invite pour un bon repas afin de fêter l'anniversaire de la doctoresse. La pauvre en a eu pour son grade d'émotions suite à ma blessure contre l'Islande. Un sacré cadeau!

Le mardi, nous partons pour Breda où nous affronterons la France pour un match décisif. Malheureusement, l'UEFA interdit aux deux équipes de s'entraîner, comme de coutume à la veille des matches, dans le stade. Ceci afin de préserver le gazon, qui a quelque peu été maltraité suite aux intempéries lors du match Espagne-Angleterre.

Nous sommes conscientes que nous affronterons une des meilleures équipes du monde, qui n'a jamais perdu depuis que son nouvel entraîneur en a repris les rênes. Nous savons qu'il faudra sortir une performance similaire à celle contre l'Islande, tout en améliorant quelques détails. Nous sommes confiantes et nous avons à coeur d'être la première équipe à infliger une défaite à la France, parce que cela signifierait la qualification aux quarts de finale. 

Dès le début du match, nous sommes présentes dans les duels. La France domine, elle sait jouer au ballon! Tout se met bien en place pour nous, avec une expulsion française et un but sur le coup franc qui s'en suit. Nous concédons quelques occasions, ce qui est assez normal contre une équipe de ce calibre. Malheureusement, même à 11 contre 10, nous reculons de plus en plus, en ne cherchant que quelques contre-attaques. Puis arrive cette fatidique minute, ce fameux coup franc, ma faute de main, une erreur qui coûte cher. Il nous reste 15 minutes pour renverser à nouveau la vapeur, nous en sommes capables. Mais l'histoire est connue, nous ne marquerons pas et serons donc éliminées dès la phase préliminaire. 

Pour toutes, c'est une grande déception. Dans les vestiaires, personne ne parle. Nous y étions presque. Notre mauvaise entrée en lice contre l'Autriche nous coûte très cher. Nous sommes montées en puissance durant le tournoi, mais cela n'a pas suffi. 

J'aimerais remercier chaleureusement toutes les personnes qui nous ont suivies sur place, dans les stades, devant la télé ou à travers les différents médias. C'était vraiment génial d'entendre vos encouragements et nous espérons vous retrouver lors de nos prochains matches. Un grand merci!



Gaëlle Thalmann