lundi 19 mai 2014

Article La Côte

Le 7 mai, à l'occasion du match de qualification au Mondial contre l'Islande, est paru un article de Florian Sägesser dans le journal La Côte. Ci-dessous, vous pouvez en lire le contenu:


FOOTBALL La Suisse affronte l'Islande jeudi à Nyon. La gardienne Gaëlle Thalmann et ses coéquipières peuvent faire un pas (quasi) décisif vers le Mondial au Canada.

Elle garde leur but intact

Il a fallu un penalty pour qu'elle capitule. «Et encore je l'ai repoussé, hélas au centre», sourit Gaëlle Thalmann. Le 10 avril à Aarau, la gardienne de l'équipe de Suisse a encaissé ce qui constitue jusqu'à présent son unique but des qualifications pour la Coupe du Monde. La Danoise Røddik a mis fin à 501 minutes d'invincibilité. «Après six rencontres, n'avoir pris qu'un but c'est bien, positif», reconnaît, presque gênée, la Fribourgeoise. Avant d'enchaîner, avec humour: «Si à chaque match il y a les trois points et que je concède un ou deux buts, cela me va aussi!»

La jeune femme préfère mettre en avant la performance collective. Et souligne le travail défensif abattu par les dix joueuses devant elle, attaquantes comprises. «On a mûri ensemble, le feeling passe, cette entente se voit sur le terrain, lâche Gaëlle Thalmann. Et il y a de l'euphorie dans cette équipe.» Confiance au beau fixe. «Les résultats nous aident et nous poussent.» Invaincue - cinq victoires et un nul (28 buts marqués, un encaissé)—, l'équipe de Suisse féminine occupe solidement la tête du groupe 3 avec 16 points. Soit sept de plus que l'Islande, 2ème avec deux matches en moins.

«Une motivation énorme»
Jeudi soir à Nyon (19h à Colovray), les Suissesses peuvent - en cas de victoire - effectuer un pas de géant vers le Canada. La Coupe du Monde, bientôt une réalité? Cela n'avait rien d'évident. «Quand j'ai commencé en équipe A (ndlr: en 2005 comme remplaçante, première titularisation en 2007), la Coupe du Monde était encore utopique», confie Gaëlle Thalmann. En cette fin de printemps, le rêve pourrait bien devenir réalité. Une première pour la «Nati. «On en parle de plus en plus au sein de l'équipe.» L'Islande et le Danemark partaient favoris, le rapport de force a changé. «On ne se sent pas intouchables, corrige la Fribourgeoise. On a vu que si on était même 10% en-deçà, cela devenait plus dur. Mais la motivation est énorme.»

Dirigée par Martina Voss-Tecklenburg, la sélection nationale a intégré la «gagne» dans son ADN. Les filles l'ont également acquise à l'étranger, où une grande partie de l'effectif évolue en championnat. Gaëlle Thalmann joue en Italie, à Sassari Torres. Avec le club sarde, elle a disputé deux quarts de finale de la Ligue des champions. «Une expérience différente, car on affronte les meilleures joueuses d'Europe.»

«Une très bonne gardienne»
Dimanche, la Fribourgeoise disputera un match au sommet à Brescia, titre d'Italie en jeu. Une semaine capitale et chargée. Les matches tous les trois jours, elle a dû s'y habituer. «Bien sûr, il y a un peu de fatigue...» Mais aussi d'intéressantes perspectives. Des envies. «Contre l'Islande, la clé sera une nouvelle fois la défense. Elles sont très dangereuses en contre et sur les longs ballons. Il faudra soigner les transitions attaque-défense et défense-attaque», expose-t-elle. 
Caroline Abbé, capitaine sûre des arguments helvétiques: «Et puis, nous avons une très, très bonne gardienne derrière!» Oui, Gaëlle Thalmann, l'assurance tout risque, n'a jusqu'à présent encaissé qu'un but. C'était sur ce penalty repoussé.

Source: La Côte, 07.05.2014, Florian Sägesser.


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